
La composition héraldique originale proposée
à nos édiles et acceptée par eux le 9 février
1962, comporte essentiellement l’écu
ci-contre qui se trouve à la clef de voûte de
la partie gothique de l'église paroissiale.
Il marque à la fois l’appartenance au pays
de France et au domaine royal par la position
des trois fleurs de lys, par les deux
rameaux mouvants de flore hybride, où
l’on distingue des feuilles de chêne
marquant la proximité de la forêt de Cruye.
La devise " Non sine labore " (" Rien sans
peine ") ainsi que les deux masses d'armes
sont empruntées aux armes des Gondi,
alors que les deux lions rappellent l'écu
figurant dans les armes de la famille de La
Villeneufve, propriétaire de la terre de
Bailly de 1270 au XVe siècle.
Le Château de Bailly

Commencé par Catherine de Saint Benoist vers 1526, il est achevé par son gendre Jacques des Ligneris en 1538 et vendu en 1571 à Albert de Gondi (futur Maréchal de Retz), cette famille arrivée en France avec Catherine de Médicis. Ce château a toute une histoire. Ses propriétaires successifs apportèrent chacun des aménagements. Cette vaste propriété devait être cédée vers 1950 par Madame Clémentine de La Charrière, veuve de Boucheman, dernière châtelaine, à la Fondation Stern, pour y accueillir la Société philanthropique d’aide aux enfants paralysés.
La rue de Maule
Primitivement "route de Normandie", elle
devient ensuite route de Paris à Mantes par
Maule, la R.N. 307 traversait Bailly d’Est en
Ouest. La chaîne des bagnards en route vers
Brest faisait sa première halte dans la cour
St Martin. On y voyait il y a quelques
années encore, un énorme anneau scellé
dans le mur d'une maison. A l’intersection
de la Grand’rue, se trouvait un commerce
de vins, épicerie, restaurant. Ce lieu de
rencontres et d’échanges était le rendezvous
des chasseurs et des joueurs de cartes.
La route de Maule était parcourue par le tramway de Maule, surnommé
" Trans-carottes ". Jusqu'en 1938, il transportait,
outre des voyageurs, les primeurs venant des cultures maraîchères depuis
Epône vers Versailles et au retour évacuait
les gadoues de la grande ville.
La Fontaine MALTOUTE

Le chemin de Maltoute, cette fontaine
comme le ru a porté le nom de
Mailletourte, puis de Maletourte…,
vous y conduira comme autrefois, le
petit chemin creux qui en portait le
nom y conduisait nos anciens, à la
différence qu'il vous faudra franchir la
déviation par la passerelle piétons…
mais de l'autre bord, on retrouve vite
ce chemin qui passe sous le pont du
chemin de fer et se poursuit, traversant
le chemin des Princes jusqu'à
"la fontaine" en contrebas, à son
extrémité, c'est là que le ru de Maltoute
reçoit le ru de Chèvreloup, il serpente
ensuite jusqu'au ru de Gally, près de la
ferme des Moulineaux…
C'est une excellente promenade à pied,
pour un dimanche après-midi, en
famille…
L'essayer c'est l'adopter.
Jean-Pierre REY