Les plantes qui s’épanouissent aux beaux jours dans les jardinières et les suspensions de notre village vivent d’amour et d’eau fraîche.
De l’amour de nos jardiniers, et de l’eau fraîche… d’une citerne, dès que la chaleur s’installe.
En effet ce type de culture ne permet pas au substrat de conserver assez d’eau, d’averse en averse, pour permettre à la plante une floraison spectaculaire.
Même en faisant le choix d’espèces moins demandeuses en eau, force est de procéder à des apports supplémentaires.
Jusqu’alors cet arrosage était fait avec de l’eau du réseau d’eau potable.
Les agents des services techniques ont fait remonter une belle idée : capter toute l’année l’eau de pluie de la toiture des ateliers municipaux pour assurer la campagne d’arrosage estivale.
Un petit calcul de baignoire et de robinet a montré qu’il fallait une capacité de 50 m3 d’eau pour y arriver. Comme des travaux s’imposaient pour agrandir la cour des ateliers, il a été décidé d’enfouir une citerne de 50 m3 sous la nouvelle zone de parking, d’autant que l’eau de pluie est bien meilleure pour les cultures : pas de calcaire ni de résidus de traitement…
C’est une chose de calculer sur un bureau la capacité nécessaire, c’en est une autre que de voir arriver le convoi exceptionnel portant la citerne !
Il a fallu toute l’adresse de l’équipe pour faire passer la cuve derrière les bâtiments, puis la descendre dans la fosse, et enfin la caler. Restait à modifier les descentes d’eaux pluviales pour alimenter la cuve, et à positionner la pompe qui permettra dans quelques mois de remplir les citernes mobiles utilisées pour l’arrosage.
Une rude tâche mais finalement la satisfaction d’avoir rétabli un circuit court et vertueux : quoi de plus naturel pour une plante que de recevoir en abondance de l’eau de pluie ?
La commune s’équipe pour économiser l’eau
Il devient palpable que le réchauffement climatique ne touchera pas que « les autres » : Texas, Californie, Australie : l’actualité climatique de 2024 a de quoi faire frémir. Ici aussi, la sécheresse hivernale, les restrictions d’usage de l’eau imposées par la préfecture en raison du faible niveau des nappes phréatiques, démontrent la nécessité de préserver la ressource eau. Ainsi, la commune prévoit une stratégie de réduction de sa consommation d’eau.
Plantations moins gourmandes en eau, sacs à eau au pied des jeunes arbres pour un arrosage plus efficient, deux nouvelles citernes de récupération d’eau de pluie permettant de tripler la capacité de stockage actuelle : les premiers éléments de la stratégie de réduction de la consommation d’eau de la ville sont en cours de mise en place.
Ils devraient permettre de maintenir en vie nos espaces verts le plus longtemps possible en période de sécheresse, bien que même avec des citernes et un arrosage parcimonieux l’équilibre approvisionnement / besoin des végétaux soit particulièrement précaire.
Les plantations en pleine terre sont privilégiées et les bacs, qui en période caniculaire s’apparentent à des fours pour les plantes (ils « boivent » l’eau à la place des végétaux, augmentent l’évaporation latérale et chauffent au soleil, cuisant les racines) sont en sursis.
Nous disposons déjà d’une citerne de 50 m3 au centre technique municipal qui nous permet d’arroser en période d’arrêté préfectoral sécheresse. Elle est malheureusement insuffisante pour un mois en période sèche. Deux nouvelles citernes de 50 m3 ont été installées en 2023-2024 : une à l’ouest sur la place du marché, et une au centre, derrière l’école élémentaire en plus de celle déjà présente au sud de la commune.
Ceci permettra également de limiter le transport de l’eau ainsi récupérée. Nos services techniques sont déjà équipés d’un dispositif de pompage et de transport de cette eau qui leur permet d’arroser.
Enterrer de telles installations ne va pas de soi. Une citerne de 50m3 mesure environ 16 m de long sur 2 m de diamètre, ce qui nécessite un emplacement adapté et un décaissement assez important.
Concernant le sol, les projets prévus par la commune font la part belle aux espaces verts et tentent d’intégrer les surfaces les plus perméables possibles afin de permettre l’absorption de l’eau (alimentation des nappes phréatiques, rétablissement du « petit cycle de l’eau » entre autres avantages). Les pentes des projets nécessitant de l’imperméabilisation sont calculées pour permettre le plus possible d’alimenter les espaces verts en pleine terre prévus en lisière.








