Promeneurs de la forêt de Marly : attention à la chenille processionnaire du chêne !

    Promeneurs de la forêt de Marly : attention à la chenille processionnaire du chêne !

    Entre juin et juillet, les chenilles de la processionnaire du chêne peuvent provoquer des défoliations importantes dans les chênaies.

    Elles s’installent dans les milieux avec de la lumière comme les lisières ou les parcs. Leurs pullulations périodiques sont observées en France notamment en Ile-de-France, et plus particulièrement en forêt de Marly.

    Leurs poils possèdent des propriétés urticantes pendant plusieurs années. Ainsi, ces chenilles, vivantes ou mortes, et leurs nids même anciens, représentent un risque sanitaire pour l’homme et les animaux.


    Quels dangers ?

    C’est la plus urticante des chenilles de nos régions. La protéine en cause est localisée dans des poils microscopiques qui apparaissent au 3ème stade larvaire (fin avril début mai). Ces poils restent urticants jusqu’à 2 à 3 ans après leur apparition qu’ils soient dans le nid (dans les mues) ou qu’ils aient été « lâchés » par la chenille qui se sent agressée ou qui a été écrasée.

    Chez les animaux, en cas d’ingestion, la langue peut se nécroser, les empêchant de s’alimenter.

    Sur l’homme, la réaction peut être violemment allergique. Le contact génère des troubles parfois graves (choc anaphylactique, œdèmes, irritations, démangeaisons) dans les cas les plus fréquents, voire des réactions allergiques plus sérieuses chez les personnes sensibles nécessitant le recours à un médecin pour l’homme ou un vétérinaire pour les animaux.

    La processionnaire du chêne n’est au sol qu’accidentellement puisqu‘elle reste s’alimenter sur l’arbre et se nymphose (transformation de larve en chenille) sur l’arbre (comportement différent de la chenille processionnaire du pin qui descend en procession en mars se nymphoser dans le sol).

    La vigilance doit être de mise en évitant tout contact direct avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées.


    Comment se prémunir ?

    En forêts ou en zones urbaines franciliennes, les recommandations de prévention sont les mêmes :

    • Eviter les arbres porteurs de nids, éloigner les enfants et les animaux de compagnie
    • Ne jamais toucher les chenilles vivantes ou mortes, les nids récents ou vieux
    • Eviter de se frotter les yeux en cas d’exposition
    • Par grand vent ne pas faire sécher son linge à l’extérieur près des arbres atteints

    Au retour de forêt :

    • en cas de doute, prendre une douche tiède et changer de vêtements
    • Si des problèmes subsistent malgré cela, ne pas hésiter à consulter un médecin traitant.
    • Si des réactions sont visibles sur un animal de compagnie, consulter rapidement un vétérinaire.